La naissance de place Wilson à Toulouse
On redémarre et on s’arrête

En 1806, à l’emplacement de la place Wilson, trois cents mètres de remparts sont détruits pour permettre de poursuivre les travaux entamés au siècle précédent et bâtir les nouveaux moulons (ensembles de maisons et immeubles voisins les uns des autres, délimités par des rues), du côté intérieur de mon grand ovale, c’est-à-dire côté centre-ville. Les bâtiments sont de gabarit modeste en hauteur, avec trois niveaux d’élévation. Le premier est destiné aux commerces, cafés et halls d’hôtels, et il comporte un entresol réservé aux pièces de service. L’alternance de grandes arcades fermées en plein cintre et de travées étroites à porte rectangulaire et baies carrées permet de placer deux fenêtres dans chaque pièce. Le second niveau comporte de larges baies pourvues de balustrades. Le dernier niveau présente des fenêtres surmontées d’une corniche et d’un garde-corps qui cache les toitures en pente douce. En 1813, les travaux ne sont pas achevés, mais le lieu s’appelle déjà Place Napoléon.

Une fois de plus, l’Histoire va interrompre les travaux. Le 10 avril 1814, la bataille de Toulouse oppose les anglo-hispano-portugais du maréchal Wellington aux français du maréchal napoléonien Soult, qui sont obligés de se retirer. La ville rose vient d’être le théâtre de la dernière bataille franco-anglaise sur le sol français. L’armée de Wellington est accueillie dans la ville par un grand nombre de royalistes.

Crédit Photo: Archives Municipale de Toulouse  64Fi5976

 

 

Hervé Marcé
Vidéaste & documentariste depuis 1988 —